Le Droit de Savoir 
   

 26 Octobre 1972… Une Révolution sonnante et trébuchante 

Courant Février 1975,  l’opinion publique nationale et internationale est à nouveau scandalisée par des lettres confidentielles adressées au Président Mathieu KEREKOU par  Monsieur KOVACS   qui insinue qu’il aurait financé le 26 octobre 1972.   Ces lettres mettent en cause l’honorabilité du chef de l’Etat. 

Comment se fait t’il que Monsieur KOVACS soit à nouveau  amené à de tels comportements ? 

Suite à la brouille des relations entre Monsieur KOVACS et Monsieur CHABI-KAO qui refusait d’honorer ses engagements en 1972 compte tenu des difficultés économiques et des contraintes politiques,  Monsieur KOVACS a sollicité l’intervention de Monsieur Bertin BORNA, leur ami commun.  Monsieur BORNA était alors Représentant Résident des Nations Unies à YAOUNDE au Cameroun. Monsieur BORNA, après avoir vainement tenté d’amener Monsieur CHABI KAO à la raison, invita Monsieur KOVACS à son domicile en mars 1972.

« …Au cours de cette entrevue, il me fit la promesse que mon affaire sera bientôt réglée en dehors de Monsieur CHABI KAO, d’avoir confiance à l’avenir.

Il m’a demandé une somme de 2 millions de FCFA pour financer une opération en cours dans ce sens. Je lui fis observer qu’à la lumière de l’expérience acquise avec Monsieur CHABI KAO, il ne me paraissait pas possible de prétendre régler une affaire sérieuse avec deux millions de francs, mais en vue d’obtenir une solution équitable et rapide de mon problème, j’étais disposé à donner 10 millions de francs CFA pour y parvenir » 

L’opération dont il s’agit est le renversement du Conseil Présidentiel. 

Lors de son passage à Cotonou, Maître Bertin BORNA rencontre un « frère » avec qui il  échange au sujet de la situation politique du Dahomey en ces premiers mois de 1972.  Arrivé à YAOUNDE, il reçoit une lettre de ce « frère ». Une lettre manuscrite datée du 25 juin 1972, et que voici :   (…) 

Tout au long de ce chapitre, vous prendrez connaissance de tout le scénario, copies des ordres de virements des comptes de monsieur KOVACS vers Bertin BORNA, et de ce dernier vers Cotonou. Vous pourrez lire les correspondances échangées dans l’arrière cour du 26 octobre 1972, entre le « frère », Maître Bertin BORNA, Monsieur KOVACS et  l’intermédiaire qui facilite les transactions, de Juin 1972 jusqu’en Janvier  1975.

 

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