Sos…
Recherchons diligemment prédateurs de banques :
L’avion
Présidentiel
de
Kérékou
Le B707 est un avion américain de la compagnie Boeing.
Il mesure 13,64 mètres de hauteur et 46 mètres de longueur. Il
pèse à vide 133 tonnes. Il a quatre moteurs turboréacteurs type
JT3C-6. Son train d’atterrissage présente 4 roues motrices, et
des roues de nez double. Sa vitesse de croisière est de 950 km/h.
Son altitude de croisière varie de 8.000 mètres à 13.000 mètres.
Bref le Boeing 707
est un appareil
remarquable. Dans sa version de ligne, il peut contenir
environ 200 passagers. En 1987, le gouvernement béninois décide
d’acheter un Boeing 707. Un beau projet en
perspective ! Seul problème, le Boeing 707 en question est un
appareil déjà vieux de 30 ans. Du point de vue technologique, il
est hors des limites des nouvelles normes de navigation en
Europe.
Qu’importe ! Le gouvernement
béninois porte son choix sur un Boeing 707-321 qui devrait servir d’avion
présidentiel. Si son âge et son usure font sourire, ses
commodités, son luxe et son confort intérieur trompeur sont par
contre à la hauteur de l’insécurité qu’il incarne ; salon privé
pour le chef de l’Etat, cabine de réunion, cave à vin, chambre
à coucher, cuisine. Etant pratiquement une épave destinée à la
démolition, il ne pouvait plus bénéficier d’un certificat de
navigabilité. Mais malgré son état, le Bénin se porte tout de
même acquéreur de ce vieil aéronef le 18 juillet 1987 pour la
somme de soixante millions FF (60.000.000 FF), soit 3
milliards de Fcfa (6 milliards après dévaluation du Cfa).
Le coût réel de ce cercueil volant
qui ne pouvait plus qu’assurer des liaisons locales, ou au mieux
régionales ne dépasse guère 240 millions Fcfa selon les
spécialistes en la matière. A la limite, avec son encombrement
et les frais inhérents à sa démolition, son propriétaire
accepterait volontiers de le céder à un franc symbolique pour
s’en débarrasser. Mais le gouvernement béninois, trouve que 240
millions, c’est trop peu payé pour un avion présidentiel. 3
milliards ! ça résonne plus et ça trébuche mieux ! Le Bénin
signe alors un contrat avec un professionnel de l’aéronautique :
la société de droit suisse UnifoodsSA, spécialisée dans le négoce et …l’exportation de
produits et de machines agricoles.
La suite dans le livre « CREPUSCULE D’UN DICTATEUR »