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CREPUSCULE D’UN DICTATEUR

Dédicace

Remerciements

Préface

TITRES

   
1

Le Vol au rang des Vertus

2

L’avion Présidentiel de Kérékou

3

De la drogue en vrac !

4

Mensonges d’Etat

5

Du Quartier Latin Au Quartier Crétin

6

L’affaire SONACOP-2

7

HAMANI ne rime pas avec SONACOP

8

La fenêtre… comme porte de sortie

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Sos…

Recherchons diligemment prédateurs de banques :

L’avion Présidentiel de Kérékou

 

Le B707  est un avion américain  de la compagnie Boeing.  Il mesure 13,64 mètres de hauteur et 46 mètres de longueur. Il pèse à vide 133 tonnes. Il a quatre moteurs turboréacteurs type JT3C-6. Son train d’atterrissage présente 4 roues motrices, et des roues de nez double. Sa vitesse de croisière est de 950 km/h.  Son altitude de croisière varie de 8.000 mètres à 13.000 mètres. Bref le Boeing 707 est un appareil remarquable.  Dans sa version de ligne, il peut contenir environ 200 passagers. En 1987, le gouvernement béninois décide d’acheter un Boeing 707.  Un beau  projet en perspective ! Seul problème, le Boeing 707 en question est un appareil déjà vieux de 30 ans. Du point de vue technologique, il est hors des limites des nouvelles normes de navigation en Europe. 

Qu’importe ! Le gouvernement béninois porte  son choix  sur un Boeing 707-321 qui devrait servir d’avion présidentiel.  Si son âge et son usure font sourire, ses commodités, son luxe et son confort intérieur trompeur sont par contre à la hauteur de l’insécurité qu’il incarne ; salon privé pour le chef de l’Etat,  cabine de réunion, cave à vin, chambre à coucher, cuisine. Etant pratiquement une épave destinée à la démolition,  il ne pouvait plus bénéficier d’un  certificat de navigabilité.  Mais malgré son état, le Bénin se porte tout de même acquéreur de ce vieil aéronef le 18 juillet 1987 pour la somme de  soixante millions FF (60.000.000 FF), soit 3 milliards de Fcfa (6 milliards après dévaluation du Cfa).

Le coût réel de ce cercueil volant qui ne pouvait plus qu’assurer des liaisons locales, ou au mieux régionales ne dépasse guère 240 millions Fcfa selon les spécialistes en la matière. A la limite, avec son encombrement et les frais inhérents à sa démolition, son propriétaire accepterait volontiers de le céder à un franc symbolique pour s’en débarrasser. Mais le gouvernement béninois, trouve que 240 millions, c’est trop peu payé pour un avion présidentiel. 3  milliards ! ça résonne plus et ça trébuche mieux ! Le Bénin signe alors un contrat avec un professionnel de l’aéronautique : la société de droit suisse UnifoodsSA, spécialisée dans le négoce et …l’exportation de produits et de machines agricoles.

La suite dans le livre « CREPUSCULE D’UN DICTATEUR »

   
   
   
 

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