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A
Toi mon frère africain qui
ploies sous le poids de la misère,
Toi qui, démocratiquement bâillonné, n’as plus que tes yeux pour
pleurer le pillage de ton pays,
Toi qui n’as de mains que pour applaudir des troufions, despotes
et tyrans qui te servent de Présidents, de Guides éclairés mais
hélas pas éclaireurs, de Timoniers ou d’Hommes de Paix. |