D
comme …Drogue
D
comme …Diawara
De la
drogue en vrac !
Après 26 ans de pouvoir,
Mathieu Kérékou
aura
brillamment réussi à transformer le Bénin en un Etat voyou,
véritable plaque tournante de la contrebande, du blanchiment de
toutes sortes, de fraude y compris les fraudes électorales, de
la criminalité transfrontalière, et de trafics en tous genres
(armes, drogue, enfants, devises, etc.).
En avril 2001,
c’est le trafic de plusieurs centaines d’enfants béninois en
direction du Gabon qui a éclaté à l’exemple des enfants
embarqués sur le navire ETIRENO renvoyé par la République du
Gabon. Le trafiquant n’a pu être arrêté. Mieux, ce trafic
persiste et continue à ce jour en direction d’autres pays. En
septembre 2003, plus de cent enfants béninois âgés de cinq ans à
peine pour la plupart ont été découverts par les autorités
nigérianes, travaillant dans des carrières de sable.
En mars 2003,
l’opinion nationale est secouée par une affaire de trafic de
devises. Cette affaire porte sur un montant de 36 milliards de
franc CFA. L’un des enfants de Mathieu Kérékou
serait impliqué
et détenu pendant quelques jours avant d’être libéré. A ce jour
cette affaire est classée sans suite.
Le 18 juillet
2003, les services de la douane béninoise ont saisi des armes
de pointe au Port de Cotonou. Ce colis est constitué de
pistolets automatiques révolutionnaires et de centaines de
cartouches. Certains ont à peine la taille d’un stylo et
d’autres d’un porte-monnaie. A ce jour, en dehors des
cris de détresse de la presse pour informer l’opinion sur cette
découverte, c’est le silence total. Aucune arrestation, alors
que l’ensemble des colis est entré au Bénin avec obligatoirement
des références de connaissement.
En 1998, c’est un
colis de drogue qui a été saisi à l’aéroport. Ce colis serait
envoyé par un diplomate du Ministère des Affaires Etrangères au
profit de l’ambassadeur du Bénin en poste aux Nations-Unies.
Le lundi 18 août
2003, la première chaîne de télévision française TF1 a
retransmis des images de la saisie de plusieurs kilos d’héroïne
pure en provenance du Pakistan, correctement cachée dans des
pistons de véhicule. Cette marchandise a été interceptée à
l’aéroport Charles de Gaulle. Ce colis était destiné au Bénin,
avant de reprendre une autre direction.
Patrice Houngavou,
diplomate béninois en poste en Côte d’Ivoire
et au
Libéria en 1994, avait été mis sous mandat de dépôt et écroué à
la prison civile de Cotonou pour imitation de la signature du
chef de l’Etat Nicéphore Soglo.
Libéré, il reprend du service avec le retour au pouvoir de
Mathieu Kérékou,
il est arrêté en octobre 2003 au Brésil en possession de 23
Kilogrammes de cocaïne dans sa mallette. Il était muni d’un
passeport diplomatique officiel.
Le Bénin est de
plus en plus cité comme pays de transit de la drogue. Ce trafic
de la drogue au sommet de l’Etat béninois, remonte à l’ère
révolutionnaire. Le plus grand scandale à cette époque fut
l’affaire Diawara. De quoi s’agit-il ?
En janvier 1982,
les Services de Sécurité font la découverte de 164 caisses de
stupéfiants à l’occasion d’un contrôle de routine au niveau des
services de la douane de l’aéroport international de Cotonou.
Le chef de l’Etat,
par ordre de mission n° 115/PR/SGG du 3 mars 1982, met en place
une Commission Technique Spéciale, chargée de faire l’enquête
sur cette affaire.
Après
investigations, la commission d’enquête révèle qu’il s’agit d’un
puissant réseau de trafic de drogue, de devises et de véhicules
qui s’étend dans toute l’Afrique Occidentale. Les malfrats sont
arrêtés et les caisses de drogue saisies. Sept ans plus tard,
c’est plutôt l’Etat Béninois qui doit reverser des milliards au
trafiquant.
La suite dans le livre
« CREPUSCULE D’UN DICTATEUR »
Cette affaire
Diawara est
un prototype de scénario de film hollywoodien, dans lequel le
malfrat passe facilement du statut d’accusé à celui de la
victime à qui on doit reverser des milliards de l’Etat, du
contribuable. Ainsi se construit l’empire de la mafia.