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CREPUSCULE D’UN DICTATEUR

Dédicace

Remerciements

Préface

TITRES

1

Le Vol au rang des Vertus

2

L’avion Présidentiel de Kérékou

3

De la drogue en vrac !

4

Mensonges d’Etat

5

Du Quartier Latin Au Quartier Crétin

6

L’affaire SONACOP-2

7

HAMANI ne rime pas avec SONACOP

8

La fenêtre… comme porte de sortie

   
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D comme …Drogue 

D comme …Diawara

De la drogue en vrac !

 

Après 26 ans de pouvoir, Mathieu Kérékou aura brillamment réussi à transformer le Bénin en un Etat voyou, véritable plaque tournante de la contrebande, du blanchiment de toutes sortes, de fraude y compris les fraudes électorales, de la criminalité transfrontalière, et de trafics en tous genres (armes, drogue, enfants, devises, etc.).

En avril 2001, c’est le trafic de plusieurs centaines d’enfants béninois en direction du Gabon qui a éclaté à l’exemple des enfants embarqués sur le navire ETIRENO renvoyé par la République du Gabon.  Le trafiquant n’a pu être arrêté. Mieux, ce trafic persiste et continue à ce jour en direction d’autres pays. En septembre 2003, plus de cent enfants béninois âgés de cinq ans à peine pour la plupart ont été découverts par les autorités nigérianes, travaillant dans des carrières de sable. 

En mars 2003,  l’opinion nationale est secouée par une affaire de trafic de devises. Cette affaire porte sur un montant de 36 milliards  de franc CFA. L’un des enfants  de Mathieu Kérékou  serait impliqué et détenu pendant quelques jours avant d’être libéré. A ce jour cette affaire est classée sans suite.

Le 18 juillet 2003, les services de la douane béninoise ont saisi  des armes de pointe au Port de Cotonou. Ce colis est constitué de pistolets automatiques révolutionnaires et de centaines de cartouches. Certains ont à peine la taille d’un stylo et d’autres d’un porte-monnaie.           A ce jour, en dehors des cris de détresse de la presse pour informer l’opinion sur cette découverte, c’est le silence total. Aucune arrestation, alors que l’ensemble des colis est entré au Bénin avec obligatoirement des références de connaissement.

En 1998, c’est un colis de drogue qui a été saisi à l’aéroport. Ce colis serait envoyé par un diplomate du Ministère des Affaires Etrangères au profit de l’ambassadeur du Bénin en poste aux Nations-Unies.   

Le lundi 18 août 2003, la première chaîne de télévision française TF1 a retransmis des images de la saisie  de plusieurs kilos d’héroïne pure en provenance du Pakistan,  correctement cachée dans des pistons de véhicule. Cette marchandise a été  interceptée à l’aéroport Charles de Gaulle. Ce colis était destiné au Bénin, avant de reprendre une autre direction.

Patrice Houngavou, diplomate béninois en poste en Côte d’Ivoire  et au Libéria en 1994, avait été mis sous mandat de dépôt et écroué à la prison civile de Cotonou pour imitation de la signature du chef de l’Etat Nicéphore Soglo. Libéré, il reprend du service avec le retour au pouvoir de Mathieu Kérékou, il est arrêté en octobre 2003 au Brésil en possession de 23 Kilogrammes de cocaïne dans sa mallette. Il était muni d’un passeport diplomatique officiel.

Le Bénin est de plus en plus cité comme pays de transit de la drogue. Ce trafic de la drogue au sommet de l’Etat béninois, remonte à l’ère révolutionnaire. Le plus grand  scandale à cette époque fut l’affaire Diawara.  De quoi s’agit-il ?

En janvier 1982, les Services de Sécurité font la découverte de 164 caisses de stupéfiants à l’occasion d’un contrôle de routine au niveau des services de la douane de l’aéroport international de Cotonou.

Le chef de l’Etat, par ordre de mission n° 115/PR/SGG du 3 mars 1982, met en place une Commission Technique Spéciale, chargée de faire l’enquête sur cette affaire.

Après investigations, la commission d’enquête révèle qu’il s’agit d’un puissant réseau de trafic de drogue, de devises et de véhicules qui s’étend dans toute l’Afrique Occidentale. Les malfrats sont arrêtés et les caisses de drogue saisies. Sept ans plus tard, c’est plutôt l’Etat Béninois qui doit reverser des milliards au trafiquant.

La suite dans le livre « CREPUSCULE D’UN DICTATEUR »

Cette  affaire Diawara est un prototype de scénario de film hollywoodien, dans lequel le malfrat passe facilement du statut d’accusé à celui de la victime à qui on doit reverser des milliards de l’Etat, du contribuable. Ainsi se construit l’empire de la mafia.       

 

   
   
   
 

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