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CREPUSCULE D’UN DICTATEUR

Dédicace

Remerciements

Préface

TITRES

1

Le Vol au rang des Vertus

2

L’avion Présidentiel de Kérékou

3

De la drogue en vrac !

4

Mensonges d’Etat

5

Du Quartier Latin Au Quartier Crétin

6

L’affaire SONACOP-2

7

HAMANI ne rime pas avec SONACOP

8

La fenêtre… comme porte de sortie

   
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HAMANI ne rime pas avec SONACOP

  

Samedi 9 août 2003, le Nigeria ferme ses frontières avec la République du Bénin. Le communiqué du gouvernement nigérian explique que cette décision a été prise à cause de l'accroissement de la criminalité transfrontalière, des attaques à mains armées, de la contrebande et du trafic d’enfants.

Au-delà des considérations politiques et diplomatiques, la fermeture des frontières du Nigeria constitue pour le Béninois une mort subite par asphyxie financière. A part la parenthèse de 1991  à 1996 au cours de laquelle le président Nicéphore Soglo  a réussi à remettre le pays sur le chemin du Travail et de la croissance économique, le Béninois vit dans un dénuement total.  Il doit sa misère à la cupidité de ses dirigeants et au gangstérisme organisé au sommet de l’Etat.  Le Bénin, avec ses 6 millions d’âmes, classé 159ème à travers l’Indicateur de Développement Humain du Programme des Nations Unies pour le Développement, doit sa survie économique à son voisin, le Nigeria - 120 millions d’habitants - fort industrialisé grâce, entre autres, à ses gisements pétrolifères.  L’approvisionnement en biens de consommation bons marchés en provenance du Nigeria constitue pour le Béninois une bouée de sauvetage économique qui lui concède encore une survie. Grâce aux accords de la CEDEAO une libre circulation des biens et personnes est établie entre les pays membres dont le Bénin et le Nigeria. 

Avec de telles facilités, un commerce informel, voire de banditisme transfrontalier, s’est fortement développé. Des voitures volées au Nigeria traversent aisément les frontières pour être blanchies au Bénin avant d’être vendues sur place ou acheminées vers le Togo, le Mali, la Côte d’Ivoire, la Guinée. Les malfrats sont en général des Nigérians et Béninois ;  Le cerveau de la bande s’appelle Hama Hamani Tidjani.

Le 9 août 2003, lorsque le président nigérian Olusegun Obasanjo fermait ses frontières  avec le Bénin, il était certainement bien loin de s’imaginer le grand service qu’il venait de rendre au pacifique peuple béninois. En réalité il venait de donner un grand coup de pied dans la fourmilière des véritables bandits en veste que sont les parrains de la mafia d’Etat. Cette affaire a réussi à dévoiler le véritable visage de ceux qui gouvernent le Bénin. Mathieu Kérékou aura bien du mal à se tirer indemne de l’affaire Hamani.

La suite dans le livre « CREPUSCULE D’UN DICTATEUR »

   
   
   
 

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