Du Quartier Latin
Au
Quartier Crétin
Février 1990.
Le régime révolutionnaire portait lourdement au dos une liste
infinie, une charge d’affaires sales : affaire Cissé,
affaire de l’avion présidentiel, affaire Diawara, affaire BCB –
BBD
- CNCA
etc. A
ce volet s’ajoute les victimes de la révolution démocratique
et populaire, la célèbre prison de tortures ‘’Ségbana’’
dans le Bénin profond où bon nombre de béninois ont été
sauvagement torturés et des anonymes assassinés.
Le
peuple béninois a fait prévaloir son esprit pacifique. Il
offre à Mathieu Kérékou
l’amnistie pour tous ces actes au lendemain de la conférence
nationale de février 1990.
Il
perd les élections de mars 1991, mais réussit à reprendre le
pouvoir en 1996. Malheureusement pour le Bénin, l’histoire
bégaya. Cette amnistie facilement obtenue semble n’avoir pas
aidé l’ex-dictateur à mesurer les préjudices que son système
bâti sur la corruption a créé à la Nation. Le résultat est
là, patent. Son bilan à la tête de son pays après son
come-back de 1996 se résume à nouveau à l’impunité, à la
mauvaise gouvernance et au gangstérisme d’Etat. Face à cette
situation, il semble avoir du mal à quitter le pouvoir. Pour
entrer dans le cercle de ses proches, la première qualité
recherchée n’est pas la compétence technique mais le poids des
affaires de gangstérisme dont on est responsable.
La
cellule de moralisation de la vie publique qu’il a créée à cor
et à cri n’est qu’un pétard mouillé. Au bout de plusieurs
années de fonctionnement elle n’aura réussi à faire aucune
victime. Comment pourrait t’elle réussir si les personnes à
moraliser sont au sommet de l’Etat ?
La suite dans le livre « CREPUSCULE D’UN
DICTATEUR »
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